IT 246 : Extraits relatifs au désenfumage naturel

1. Objet.

Afin de répondre aux exigences énoncées dans les articles DF, cette instruction technique précise les règles d’exécution du désenfumage en décrivant des solutions permettant d’assurer en début d’incendie :

  • la mise à l’abri des fumées ou le désenfumage des escaliers ;

  • le désenfumage des circulations horizontales ;

  • le désenfumage des locaux accessibles au public.  

2. Terminologie.

Exutoire de fumée : dispositif placé en toiture (angle égal ou supérieur à 30° par rapport à la verticale) permettant l’évacuation des fumées par une libre communication avec l’extérieur au moment d’un sinistre.
Ouvrant de désenfumage en façade : dispositif placé en façade (angle inférieur à 30° par rapport à la verticale) permettant l’évacuation des fumées ou bien l’amenée d’air (suivant sa hauteur d’implantation par rapport au sol du local concerné) par une libre communication avec l’extérieur au moment d’un sinistre.

 

 3. Dispositions relatives au désenfumage naturel.

3.1 : Assurer un balayage satisfaisant du local par des amenées d’air et des évacuations de fumée ;
3.2 : Les évacuations : ouvrants de façade ; exutoires ou bouches ;
3.3 : Les amenées d’air : ouvrants de façade ; portes ; escaliers non encloisonnés ou bouches ;
3.4 : Les conduits : section égale à la surface libre des bouches ; rapport de longueur des cotés
        inférieur ou égal à 2 ; pas plus de deux dévoiements ; traînasses maximum 2 m sauf
        justification ; matériaux M0 ou « A2 s2 d0 » et stable au feu ¼ d’heure ;
3.5 : L’implantation des amenées d’air et des évacuateurs de fumée doit tenir compte dans la
       mesure du possible de l’orientation des vents dominants, aucun élément de construction ne
       doit gêner l’écoulement des fumées et les prises d’amenées d’air neuf hors zone susceptible
       d’être enfumée ;
3.6 : Exutoires, volets et ouvrants conformes NF S 61-937 ;
        Les commandes manuelles assurent l’ouverture simultanée des D.A.S. (amenée d’air et
        évacuation) de la zone de désenfumage concernée. Si canton supérieur à 500m² : un seul
        organe de sécurité à manipuler pour commander tous les D.A.S. Lorsqu’il est fait appel à des
        commandes avec A.P.S. à usage unique : celles-ci doivent être équipés d’un système de
        purge automatique. Dans tous les cas la commande du désenfumage doit être effectuée à
        partir du système centralisateur (C.M.S.I. ; D.C.S. ; D.C.M.R. ou D.C.M.).
        Si imposition réglementaire de détection incendie, la commande automatique du désenfumage
        est doublée par la commande manuelle de l’U.C.M.C. présente sur le C.M.S.I.
        En exploitation normale le réarmement doit être possible depuis le sol de la zone de
        désenfumage, ou du local dans le cas de locaux divisés en plusieurs cantons.
3.7 : Bouches obturées par des volets pare-flamme pour les amenés d’air et coupe-feu pour les
        évacuations.
        Rapport de longueur des cotés inférieur ou égal à 2.
3.8 : Les exutoires doivent être de la classe de fiabilité 300 cycles (10 000 cycles
        ouverture/fermeture si utilisation en aération), la surcharge de neige est d’au minimum de 25
        daN/m², température de 300°C pendant 30 mn et température ambiante 0°C.
3.9 : Les portes utilisées en amenées d’air et manoeuvrables manuellement ne sont pas
        considérées comme des D.A.S.

 

 4. Dispositions relatives au désenfumage mécanique.

 

 5. Solutions applicables aux escaliers encloisonnés.

  • Évacuation de fumée par 1 exutoire de surface géométrique de 1 m² ou ouvrant de surface libre identique en partie haute et amenée d’air de surface égale située en partie basse.
     
  •  Le dispositif de commande est situé au niveau bas de la cage d’escalier.

  • Le réarmement doit être possible depuis le niveau bas ou depuis le dernier palier de la cage d’escalier.

 

 6. Solutions applicables aux circulations encloisonnées.

  • Désenfumage naturel.

    • Les amenées d’air (au moins aussi nombreuses que les évacuations) et les évacuations (amené d’air et évacuation : surface minimum de 10 dm² par unité de passage) sont réparties de façon alternée, distantes d’au maximum 10 m dans les parcours rectilignes, 7 m dans les autres cas.

    • Toute porte non située entre deux bouches doit être distante au maximum de 5 m d’une bouche.

    • La partie haute des bouches d’amenée d’air à 1 m au plus au dessus du plancher.

    • La partie basse des bouches d’évacuation à 1,80 m au dessus du plancher et situées en totalité dans le tiers supérieur de la circulation.
    • Les bouches d'évacuation peuvent être remplacées par des exutoires ou par des ouvrants de désenfumage en façade de surface géométrique égale à la surface libre des bouches.

 

 7. Solutions applicables aux locaux accessibles au public.

  • Désenfumage naturel des locaux.

    • Les locaux de plus de 2 000 m² de superficie ou de plus de 60 m de longueur sont découpés en cantons de désenfumage aussi égaux que possible d’une superficie maximale de 1 600 m² et de longueur maxi 60 m.

    • Les cantons sont délimités par des écrans de cantonnement et leurs superficies ne doivent pas, dans la mesure du possible être inférieures à 1 000 m².

    • La hauteur libre de fumée est au moins égale à la moitié de la hauteur de référence, et toujours plus haute que le linteau des portes.

    • Il faut prévoir au moins une évacuation de fumée par 300 m² de superficie au sol du local.

    • Les surfaces d’évacuation doivent se situer dans la zone enfumée.

    • Les surfaces d’amenée d’air doivent se situer dans la zone libre de fumée.


      • Cas des locaux de superficie inférieure ou égale à 1 000 m².

        • La surface utile des évacuations doit être égale au 1/200ème de la superficie du local, mais peut être limitée à la surface utile calculée au moyen du tableau des taux ? de l’annexe, pour un local de 1 000 m² ayant la même hauteur de référence et la même épaisseur de fumée.

        • La surface libre des amenées d’air doit être au moins égale à la surface géométrique des évacuations.
           
      • Cas des locaux de superficie supérieure à 1 000 m².

        • La surface utile d’évacuation de fumée est obtenue en multipliant la superficie de chaque canton (superficie jamais inférieure à 1 000 m²) par le taux ? donné dans le tableau de l’annexe.

        • Si local d’un seul canton : surface libre totale des amenées d’air égale à la surface géométrique totale des évacuations.

        • Si local de plusieurs cantons : surface libre totale des amenées d’air au moins égale à la somme des surfaces géométriques des évacuations des deux cantons exigeant les plus grandes surfaces utiles d’évacuation. Dans ce cas l’amenée d’air peut se faire par les cantons périphériques.

        • La surface utile d’une évacuation de fumée doit être majorée ou minorée par un coefficient d’efficacité suivant qu’elle est implantée au dessus ou en dessous de la hauteur de référence.

        • Lorsque trois niveaux au plus communiquent entre eux : les évacuations sont situées à l’aplomb des trémies de communication et la surface utile d’évacuation est calculée pour le niveau le plus bas avec les mêmes règles que pour les locaux de superficie supérieure à 1 000 m². Le taux ? étant déterminé pour la hauteur totale du volume et l’épaisseur de fumée tolérée au dernier niveau.

 

 8. Prescriptions relatives aux approches d’ingénierie du désenfumage.      

  • Les objectifs de l’article DF 1 devront être respectés et les caractéristiques non prises en compte dans l’approche devront respecter les dispositions des chapitres 3 à 7 de la présente instruction.

 

Table des taux (en pourcentage) servant à déterminer la surface utile d’ouverture d’une installation d’exutoires ou d’un ensemble d’évacuation de fumée.